Stress & anxiété

Voici une description très sommaire des principaux troubles anxieux. Veuillez vous référer à un professionnel de la santé pour un avis qui tiendra compte de l’ensemble des critères diagnostiques de ces problématiques.

Syndrome de Stress

« Bon stress / Mauvais Stress »

Le stress est en premier lieu physiologique et correspond à la réaction de notre organisme face à tout changement et permet son adaptation. C’est un mécanisme vital qui a permis depuis l’ère paléolithique la survie de l’espèce. Le stress est la réponse physiologique à une émotion fondamentale qu’est la peur. Face à une situation de changement, qui génère de la peur, notre organisme réagit avec du stress qui permet les réactions comportementales pour y faire face :

•  affronter /fuir ou se figer.

Les aspects psychologiques correspondent à la façon dont nous allons penser la situation qui peut aussi impacter la réaction émotionnelle ainsi que la réponse comportementale…

Stress professionnel

« Burn out »

Le burn out ou épuisement professionnel apparaît quand le travailleur ressent un écart trop important entre ses attentes, la représentation qu’il se fait de son métier et la réalité de son travail. Cela se traduit par :

• Un épuisement émotionnel, physique et psychique. La personne a la sensation d’être « vidée de ses ressources ». Les temps de repos habituels (sommeil, week-end, congés, etc.) ne suffisent plus à soulager cette fatigue.

• Le développement d’une attitude cynique dans le cadre du travail. Pour se protéger de la déception émotionnelle (il n’arrive plus à « bien » faire son travail), le professionnel se désengage de son travail et « déshumanise » les gens qu’il est amené à côtoyer (clients, patients, collègues). Il en résulte un comportement dur, négatif.

• Une dévalorisation de soi, la perte de la sensation d’accomplissement au travail, l’impression de ne plus être à la hauteur.

Anxiété sociale ou phobie sociale

« la peur des autres »

Malaise important dans des situations où la personne est susceptible d’être observée ou jugée par les autres. La peur est souvent accompagnée de symptômes physiques d’anxiété comme le rougissement ou les tremblements.

La personne qui souffre d’anxiété sociale éprouve par exemple beaucoup de difficulté à donner son opinion, à parler en public, à s’adresser à une personne en autorité, à manger en public, à rencontrer de nouvelles personnes, etc. Cette peur occasionne une grande détresse. Il est important de distinguer une gêne «normale» dans certaines situations sociales de ce qui constitue le trouble d’anxiété sociale, où la souffrance est plus marquée et va affecter le fonctionnement global de la personne.

Trouble d’anxiété généralisée

« la peur de tout »

La personne est prise d’inquiétudes excessives et difficiles à contrôler portant sur différents sujets : les finances, la santé, la famille, le travail, l’avenir, les proches, etc. Les inquiétudes sont accompagnées de symptômes physiques comme la fatigue, l’irritabilité, des difficultés de concentration, des problèmes de sommeil et des tensions musculaires. Les inquiétudes nuisent au fonctionnement de la personne, lui occasionnent une détresse importante et entraînent une diminution du plaisir qu’elle ressent en faisant ses activités.

Trouble panique avec agoraphobie

« la peur de la peur »

La personne souffrant d’un trouble panique manifeste des attaques de panique (palpitations, chaleurs, étourdissements, sentiment d’irréalité, peur de mourir, de devenir fou, etc.) récurrentes et imprévisibles. Elle anticipe et appréhende de revivre de telles sensations. On parle d’agoraphobie lorsque la personne évite les lieux où elle a vécu une attaque de panique et généralise les évitements : l’épicerie, les centres commerciaux, les transports en commun, l’automobile, etc.

Trouble obsessionnel compulsif

« des pensées angoissantes et des rituels qui calment »

Une personne souffrant d’un TOC présente des obsessions, c’est-à-dire des pensées ou images dérangeantes et difficiles à contrôler, souvent accompagnées de compulsions ou rituels c’est-à-dire d’actions visant à diminuer le malaise entraîné par les obsessions. Les rituels peuvent par exemple prendre la forme de comportements répétitifs reliés à la propreté, à la vérification ou à l’ordre.

Phobies spécifiques

« une peur très ciblée »

Il s’agit d’une peur excessive d’un objet ou d’une situation particulière (ex. : peur de certains animaux/insectes, peur de l’avion, des hauteurs, des endroits clos, du sang, des injections, peur de vomir ou de s’étouffer, etc.) amenant souvent l’individu à vouloir éviter l’objet de sa peur. La peur doit nuire au fonctionnement de la personne ou lui entraîner une détresse significative pour que l’on parle de phobie.

Trouble de stress post-traumatique

« la peur d’un évènement passé »

Chez certaines personnes, un trouble de stress post-traumatique peut apparaître à la suite d’un événement ayant mis leur vie ou leur intégrité physique en danger. Les personnes qui en souffrent sont constamment aux prises avec des souvenirs de l’événement et une impression qu’ils sont encore en danger. Il n’est pas rare que ces personnes se plaignent de cauchemars répétitifs dans lesquels elles revivent l’événement traumatisant ainsi que de « flash-backs ». Le viol, la tentative de meurtre, les agressions physiques, les accidents d’auto et les événements vécus en période de combats (guerre) figurent parmi les principaux événements à l’origine du trouble de stress post-traumatique.

Dépression

« l’impuissance apprise »

La dépression est un trouble de l’humeur, qui affecte notre façon de nous sentir, de penser et de nous comporter. Il s’agit d’un état psychologique résultat d’un apprentissage dans lequel le sujet fait l’expérience de son absence de maîtrise sur les évènements survenant dans son environnement. Pour Martin Seligman c’est le modèle de « l’impuissance apprise ». On observe une triade cognitive comme :

1. une vision négative sur soi. Le sujet déprimé se voit comme étant globalement déficient, indigne, inadéquat et ne possédant pas les qualités requises pour atteindre ses buts ou être heureux (worthlessness). Exemples : Je ne vaux pas grand-chose, je me déteste, je suis faible, sans valeur, je suis un perdant, un raté, qu’y a-t-il de si mauvais en moi ? …

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